Concert : le 9 octobre 2020, au Centre Artistique de Piégon dans la Drôme

Programme
C. Franck Prélude op.18 pour orgue
arrangé par Y.H.
G.F. Händel Chaconne et 21 variations
Sol majeur HWV 435
F. Schubert Impromptu ut mineur
Op.90 N°4
F. Chopin Sonate Si mineur Op.58
1er mouvement - Allegro maestoso
L. Hiltbrand « Et après… ? » avec une berceuse d’Hiroshima
I Prélude
De toutes les parties du monde montent des cris, des lamentations, des murmures, des appels, des prières, des chants, qui sont la voie même de la vie prenant conscience d'elle même.
II Lude
Thème et trois variations (d'inspiration japonaise)
1ère variation : Koto
2me et 3 me variations : instrument à percussions et à vents, réminiscence de cérémonies bouddhiques
III Postlude
Mélodie japonaise (Berceuse de la région de Tyugoku dont
Hiroshima ) une mère berce son enfant la mort apparaît.
Dors dans l'éternité.
terminé le jour de Noél 1978
Y. Hirota Hommage à Jean-Pierre et Sheela Eichenberger
C. Debussy Claire de lune
de suite Bergamasque
Piégon : centre artistique : Yuko Hirota ou l’écoute de la voix intérieure
Ce vendredi 9 octobre, Yuko Hirota n’a pas seulement donné un concert. Cette pianiste interprète et compositrice, menue et tout en sourire donne au travers de sa virtuosité toute en sensibilité et simplicité sereine, sa quête d’humanité. Le prélude op18 de César Franck pour orgue, arrangé par la compositrice fait sonner et vibrer le piano comme un bol tibétain. Händel, Schubert, Chopin bénéficient d’une interprétation féminine, douce et en harmonie profondément respectueuse de l’instrument. L’interprétation de « Et après … ? » de son maitre Louis Hiltbrand embarque les auditeurs à Hiroshima : les images de désolation arrivent alors en mémoire. Les thèmes d’inspiration japonaise et les variations de réminiscence de cérémonies bouddhiques, ramènent à l’artiste née 8 ans après le drame et à son cheminement. Quant au clair de lune de Debussy, il provoque une émotion intense. Lors d’une interview Yuko Hirota exprimait que ce morceau était pour elle comme un appel au cosmos. Une composition faite en hommage à Jean-Pierre et Sheela Eichenberger offre un dialogue tout en finesse et subtilité et ramène les auditeurs au présent. L’improvisation finale est joyeuse, aux notes innocentes comme les jeux enfantins. « Je m’amuse beaucoup en improvisant » dit l’artiste (qui a beaucoup composé). « Pourquoi écrire ? Qui va m’interpréter après moi ? » . Pour en savoir plus sur cette artiste peu commune et découvrir l’éventail de ses talents et engagements Yuko Hirota –Wix.com